Qui suis-je ?

  • www.livres-a-lire.net
  • Françoise BACHELET
  • Paris Fr
  • la lecture l'écriture les livres
  • Curieuse de nature, j'aime la lecture, le cinéma,la photo, les voyages, le mouvement, la nouveauté.

Me contacter pour ...


Partager vos coups de coeur,
faire connaître votre actualité littéraire,
me faire part de vos suggestions
ou pour toutes autres raisons.

contact@livres-a-lire.net


Retour à la page d'Accueil

PARTENARIAT


logo93_77_fnac_bl.gif


 

fnaceveil jeux fr 

Conseiller à un(e) ami(e)

Suivre le fil

  • Flux RSS des articles


Votez pour moi !




  Bienvenue sur www.livres-a-lire.net

    Si vous cherchez des idées de lectures, vous êtes au bon endroit !
        Vous trouverez sur ce site des critiques de livres en tous genres et pour tous.
     Mais aussi des critiques de films adaptés de romans et des jeux.
       Les rubriques "Catégories" et  "Suggestions" sont là pour vous aider.
                N'hésitez pas à laisser vos commentaires. 
        Et à me contacter si vous souhaitez nous faire partager vos coups de coeur.
   

  

Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /2009 07:34

Il est connu pour les titres poétiques et romantiques de ses romans : le vieux qui lisait des romans d’amour, ou encore le journal d’un tueur sentimental… Luis Sepulveda, écrivain chilien né en 1949, constitue une figure assez importante et originale de la littérature Sud américaine depuis quelques années. Pour notre plus grand bonheur, il nous revient en ce début 2009 avec " La lampe d’Aladino et autres histoires contre l’oubli ",  recueil de nouvelles retraçant différentes tranches de vie sous forme de mini récits.

Le principe reste éternel : à ces  différentes mises en scène s’ ajoutent anecdotes, expériences de vie mais aussi rencontres avec la mort…Si séduisants lorsque contés par cet auteur au style onirique et imagé, les personnages  qui jalonnent ces 130 pages ne peuvent que nous toucher. Attachants, souvent singuliers, parfois intrigants, du vieux marin à l’article de la mort au poète amoureux, on trouvera obligatoirement quelqu’un à qui s’identifier. Et l’on se voit parfois comme dans un miroir à travers ce que chacun d’entre eux vit et ressent.

La signification du titre nous guide ainsi vers la compréhension de l’oeuvre dans son ensemble : on voit bien qu’il existe un  désir profond et sincère, pour tous ces protagonistes mais aussi pour l’auteur,  de  lutter contre l’oubli : chaque histoire est un souvenir : souvenir de l’amour, de la vie, de la jeunesse ou d’une personne disparue. Aussi, des personnages presque morts, parfois même des fantômes, parsèment  chaque lieu de leur message tels des ombres, et errent tour à tour, entre les murs des maisons et dans les âmes des vivants.

Contre l’oubli  du passé, celui qui trouve sa source dans le temps qui s’en va, on ne peut rien.
Mais il existe une autre sorte d’oubli dans cet ouvrage, peut être encore plus cruel car sa nostalgie prend aux tripes comme la douleur naît lorsque l’on perd un être cher. En effet, le thème de l’exil est aussi très fort, et relié de toute évidence à la  présence de la mer, au fait de partir. Le lecteur comprendra donc que l’oubli trouve aussi sa source dans l’espace, dans la mémoire de la patrie que l’on a quitté pour aller ailleurs...

Et  Aladino, c’est l’exilé par excellence qui vient sur les terres de Patagonie pour faire du commerce et qui rassemble tous les autres étrangers pour leur conter ses récits d’un autre monde. Là réside le fil de toutes ces histoires, ce fil si présent dans l’esprit latino américain. D’ailleurs, il est brillamment rendu  hommage à ce continent et à son identité. L’auteur nous berce en effet des mélodies du tango, cette musique de la nostalgie, et de la mélancolie, si appropriée au thème de l’ouvrage.

Aussi, plusieurs références sont faites à la littérature argentine et chilienne : à Roberto Arlt, à Jorge Luis Borges, à Julio Cortázar et enfin au légendaire Pablo Neruda, avec ses inoubliables "vingt poèmes d’amour et une chanson désespérée ". Il en ressort un aspect léger et grave à la fois. Assez court, ce recueil se lit en très peu de temps, mais nous renvoie pourtant à des parcelles de notre propre vie, à des états d’âme communs à tous, ce qui rend tous ces tableaux très humains et très authentiques. Alors, même si le but essentiel de cet ouvrage est de lutter contre l’oubli… on ne saurait que vous conseiller de vous oublier le temps de ce livre, pour vivre des aventures uniques et rêver à l’autre bout du monde…

Par Sarah CHELLY - Publié dans : Romans Etrangers - Communauté : Salon Lecture
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /2009 07:21

Françoise Daucé, docteur en science politique de l'IEP de Paris, maître de conférences en civilisation russe à l'université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand, a décidé de nous parler dans cet ouvrage de la Russie postsoviétique.

Cette période de l’Histoire russe, riche en évènements, ruptures et changements, est fondamentale car elle annonce la fin du communisme et tente d’instaurer via une économie de marché, le capitalisme. En effet, bien que les libertés civiles et les droits politiques aient été rétablis et qu’il y ait eu un rapprochement diplomatique avec les démocraties occidentales, les choses d’un point de vue économique n’ont pas été simples dans un pays marqué  réellement et durablement par 70 ans de communisme.

Au final,
les privatisations n'ont été qu'une opération d'appropriation du bien public par la nomenklatura et la néo-nomenklatura, non sans lien avec la mafia et les services secrets. La Russie est devenue une oligarchie, c'est à dire un régime dans lequel le pouvoir appartient à un petit groupe de personnes privilégiant essentiellement leur intérêt personnel. Certes aujourd’hui, les affrontements ne sont plus idéologiques mais mettent aux prises les défenseurs du libéralisme et les promoteurs de la régulation par l’Etat.


Petit par sa taille mais grand par son contenu, cet ouvrage est indispensable pour mieux comprendre la Russie d’aujourd’hui. Son auteur nous expose de façon claire et pertinente les évolutions politiques, économiques et sociales survenues ces dernières années tout en mettant en évidence les difficultés posées par la transposition dans le contexte russe de concepts comme ceux de marché, de démocratie, de société civile ou d’état de droit, soulevant entre autres, la question suivante : l’univers libéral est-il universel, adaptable en tout temps et tout lieu ? Il semblerait que non ...


 

 

Par Françoise BACHELET - Publié dans : Histoire/Géo - Communauté : Salon Lecture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 7 janvier 2009 3 07 /01 /2009 07:48

Qui n’a pas entendu parlé de l’affaire Ranucci ! Celle de cette fillette de 8 ans, Marie-Dolorès,  qui fut enlevée le 3 juin 1974, sous les yeux de son petit frère Jean-Baptiste, au bas de son immeuble de la cité Saint Agnès, à Marseille et dont le corps a été retrouvé le lendemain et de Christian Ranucci, jugé coupable du meurtre et guillotiné en 1976. Trente ans après, on parle encore de cette affaire car elle fut à l’origine de l’abolition de la peine de mort par Robert Badinter, le 18 septembre 1981. 

Beaucoup de gens, écrivains, journalistes, hommes politiques, avocats, policiers ainsi qu’ Héloïse Mathon, la propre mère de Christian Ranucci se sont exprimés sur cette affaire en donnant leurs points de vue que ce soit à travers des articles, des livres dont le plus connu est " le Pull-over rouge" de Gilles Perrault dont a été tiré un film de Drach qui porte le même nom, sans oublier les émissions de télévision ou encore un téléfilm sur TF1.

Seul jusqu’à présent, le père de la fillette était resté muet ! Mais trop c’est trop ! Diffamations, erreurs, manipulations, etc. …. Plusieurs éléments laissent à penser que l'instruction de cette affaire ne s'est pas déroulée avec toute l'impartialité qu’elle aurait du avoir. Mais outre cet aspect de l’affaire sur lequel Pierre Rambla reviendra, ce qu’il veut dénoncer dans cet ouvrage, c’est surtout et avant tout  la façon dont certains se sont servis de son malheur pour faire de l’argent, dont d’autres s’en sont accaparés pour abolir la peine de mort, citant cette affaire en référence. Ne lui laissant ainsi aucune chance de pouvoir faire son deuil ou du moins d’oublier si tant est que cela soit possible. A chaque fois, que cette affaire refait surface, c’était pour mieux rouvrir les cicatrices d’une blessure restée douloureuse et remuer le couteau dans la plaie.

La lecture de ce livre permet de comprendre le calvaire qu’a vécu cette famille et le traumatisme qu’elle a subi et continue de subir régulièrement. Pierre Rambla, père de famille comme il en existe tant, brise enfin le silence pour nous raconter sur le ton de la dignité et de la révolte aussi, son combat sans fin, genre " pot de terre contre pot de fer ", pour avoir enfin le droit légitime de vivre comme tout le monde, en paix et loin des feux de la rampe et des médias. La moindre des choses est d’écouter ce qu’il a à dire.

Par Françoise BACHELET - Publié dans : Biographies/Témoignages - Communauté : Chronique de nos lectures
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Calendrier

Septembre 2010
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30      
<< < > >>

Rechercher

 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés