Livre : Voyage aux Pyrénées, de Bordeaux à Gavarnie  - Victor Hugo – Edition Cairn

Publié le par Françoise BACHELET

Livre : Voyage aux Pyrénées, de Bordeaux à Gavarnie  - Victor Hugo – Edition Cairn

Le 18 juillet 1843, Victor Hugo, notable de la littérature, académicien, bientôt pair de France, surmené, aspire à une diversion et décide de partir pour le Midi et une cure thermale dans les Pyrénées. Ce voyage sera un retour aux sources espagnoles qui ont tant marqué son imaginaire : Pyrénées et Pays Basque et aussi une escapade amoureuse en compagnie de Juliette Drouet.

Le 20 juillet, après 36 heures de diligence, il atteint Bordeaux puis se dirige à Bayonne. Il visite Biarritz qui commence à être à la mode. Le 28 juillet, il est à Saint-Sébastien qu’il quitte le 2 aout pour s’installer une semaine à Pasages, entre mer et montagne. Par Hernani et Tolosa, il gagne Pampelune.

Il passe les Pyrénées et revient à Bayonne. De là, il se rend à Pau puis s’installe pour une quinzaine de jours à Cauterets. Comme tout curiste, il fait quelques excursions, à Luz, au lac de Gaube, à Gavarnie.

Malheureusement, ce voyage aux Pyrénées aura une fin tragique : c’est sur le chemin du retour, à Rochefort, que Victor Hugo apprend par le hasard d’un journal abandonné, la mort de Léontine, sa fille tendrement aimée.

Ce carnet de voyage est un témoignage admirable de précisions, un document écrit en liberté, au fur et à mesure, dans les lieux mêmes qu'il dépeint. Cette publication s’accompagne de croquis exécutés sur place qui complètent et éclairent le texte.

Si Hugo enregistre ce qu’il voit, crayonne, note sur ces carnets quelques vers qui lui permettront au retour de ressusciter, en prose ou dans quelques poèmes, ses impressions de voyage, il demande à Juliette de collaborer avec lui.

Elle tient son journal de voyage, présenté pour la première fois, dans cet ouvrage. Ces pages apportent à la littérature pyrénéenne une contribution utile par ce qu’elles ont de vivant et de profondément humain.

Hugo voyageur, c’est d’abord une totale disponibilité, une immense curiosité des hommes et des choses, un regard toujours en éveil. Et ce regard, au-delà des choses vues et dessinées, c’est celui du visionnaire, celui du grand Hugo.

Tour à tour amusant, grave ou futile, dans un style inimitable, Victor Hugo apporte sa pierre, brillantissime, au récit de voyage du XIXe siècle. Personne, sinon Henry Russell, dans un tout autre style, ne fera mieux.

Un classique de la littérature romantique.

Publié dans Romans Français

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