Le film de la semaine : BREVES DE COMPTOIR

Publié le par Françoise BACHELET

Le film de la semaine : BREVES DE COMPTOIR

Synopsis :

Une journée de la vie du Café L’Hirondelle, sur une petite place de banlieue, en face d’un cimetière. De l’ouverture à 6h30 du matin jusqu’à la fermeture à 22h30, les clients entrent, boivent, parlent, sortent, rerentrent, re-boivent et reparlent de plus belle. Ils composent un drôle d’opéra parlé, une musique tendre et cocasse, un cantique de pensées frappées au coin du plaisir d’être ensemble, un verre de vin blanc à la main. Le génie populaire danse.

La Bande Annonce :

Secrets de tournage :

D'Hara Kiri au grand écran

Les Brèves de comptoir sont à l'origine des anecdotes recueillies aux comptoirs de cafés et bistrots français par Jean-Marie Gourio, ancien journaliste chez Hara Kiri qui les publiaient dans les colonnes du journal satirique. Elles ont ensuite été éditées sous forme de recueils à partir de 1988, puis adaptées par Jean-Michel Ribes à la télévision dans la série Palace (1988), au théâtre en 1994 et 1999 et portées aujourd'hui au cinéma par ce dernier.

Influences littéraires

Jean-Michel Ribes affirme retrouver dans les brèves de Gourio, la patte des illustres écrivains que furent Raymond Queneau et George Perec, les deux fondateurs de l’Oulipo: « Dès que Gourio m’a fait lire ses petits carnets où il les notait, j’ai été conquis. Peut-être parce qu’elles rappelaient l’univers libre, tendre et insolite de Raymond Queneau, que j’ai côtoyé dans ma jeunesse et dont les livres ne me quittent pas. Et puis aussi peut-être son fameux Oulipo, où avec Perec ils expérimentaient toutes les possibilités de langage… »

On prend les mêmes et on recommence

Plusieurs acteurs de Brèves de comptoir figuraient déjà au casting des pièces de théâtre adaptées par Jean-Michel Ribes, tels que Laurent Gamelon, Annie Gregorio, Patrick Ligardes, ou encore Chantal Neuwirth. De même le réalisateur retrouve André Dussolier et Yolande Moreau, tous deux acteurs dans son précédent film, Musée haut, musée bas.

Des planches au cinéma

L'adaptation des Brèves de comptoir au cinéma a nécessité quelques améliorations, notamment au niveau de la mise en scène. Jean-Michel Ribes explique : « 80% du travail au théâtre repose sur une direction d’acteurs d’autant plus exigeante que chaque comédien doit interpréter plusieurs personnages différents. Au cinéma, au contraire, chaque acteur joue le même rôle du début à la fin. D’autre part, à la différence du théâtre, même si sur scène on peut arriver à faire un gros plan ou un plan large, le cinéma, c’est d’abord une écriture visuelle et la caméra est un élément essentiel de la mise en scène. »

A la pointe de la technologie

En emmenant les Brèves de comptoir au cinéma, Jean-Michel Ribes avait l'intention de donner vie à la pièce originale. Il souhaitait également tourner le film comme un western, en employant des procédés techniques innovateurs. Pour ce faire, il a filmé en cinémascope et s'est doté d'un steadicam « chargé de donner rythme et mouvement pour que chaque regard, chaque émotion devienne une aventure.»

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