Livre : Le dernier déluge - David Emton - Albin Michel

Publié le par Thierry THOMAS

Livre : Le dernier déluge - David Emton - Albin Michel

Une nuit de Noël, dans un Paris sous les eaux depuis 5 semaines, Nicole, hôtesse d’accueil dans un grand laboratoire pharmaceutique, reçoit un étrange colis, envoyé par un chercheur salarié de ce même laboratoire et avec qui elle a lié connaissance. Dans le colis, il y a un nouveau-né enveloppé dans une membrane protectrice et une phrase énigmatique écrite sur une carte.

Ne sachant que faire, elle frappe à la porte de son voisin, Damien, dont elle est secrètement amoureuse et qui plus est, est journaliste scientifique. Pendant qu’elle s’entretient avec lui, quelqu’un fracture la porte de son appartement. Ils décident de fuir ensemble et se retrouvent poursuivis par des tueurs au service de pays et d'organisations aux objectifs contradictoires.

Au cours d'un périple effréné dans une capitale à moitié submergée, Nicole apprendra que l'enfant est porteur d'une souche virulente du SIDA, transmissible par l'air. Euthanasier le nouveau-né permettrait l'élaboration d'un vaccin salvateur, alors que vivant, il libérerait dans l'atmosphère un mutant foudroyant qui exterminerait la race humaine. Que décidera-t-elle de faire ? ….

Ce thriller est un page turner. Grâce à des chapitres courts, des rebondissements à tous bout de champs, des allers et retours permanents entre les différents protagonistes, le lecteur est tenu en haleine du début à la fin. Il faut dire qu’il y a dans ce livre une bonne quantité de personnages inquiétants : un généticien manipulateur de virus, un milliardaire psychopathe, un tueur sanguinaire venu d'Asie, un agent secret américain, un préfet de police déchiré entre devoir et morale, et un nouveau-né enfermé dans sa bulle.

Et comme un train peut en cacher un autre, au-delà de l’intrigue et de la très pointue description d’un Paris englouti sous les eaux, l'auteur pose une question fondamentale : la nature nous veut - elle vraiment du bien ? Il semblerait que non.

Publié dans Polars-Romans noirs

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