Prix Interallié 2015 (4/4)

Publié le par Françoise BACHELET

Prix Interallié 2015 (4/4)

Le prix Interallié 2015 a récompensé jeudi un roman comique aux allures de policier qui se déroule pendant la campagne présidentielle de 1981.

Le jury de l'Interallié a récompensé jeudi le facétieux et "pur produit de l'université française", Laurent Binet pour "La septième fonction du langage" (Grasset), un livre aux allures de roman policier, à la fois hilarant et extrêmement savant.

Roland Barthes assassiné. Le point d départ du roman n'est rien de moins que l'"assassinat" de Roland Barthes, dont on fête ce jeudi le 100e anniversaire de la naissance. Evidemment, il s'agit d'une pure fiction. "Je n'ai pas tué Barthes. Il est vraiment mort dans un accident", renversé par une camionnette à Paris, le 25 février 1980, se justifiait récemment Laurent Binet, tout sourire, lors d'un entretien avec un journaliste de l'AFP.

La "septième fonction". Si Barthes a été assassiné, c'est qu'il était en possession d'un document explosif, l'ultime découverte du linguiste russo-américain Roman Jakobson : la fameuse septième fonction du langage. Cette mythique septième fonction (Jakobson en a défini réellement six) permettrait "de convaincre n'importe qui de faire n'importe quoi, n'importe quand". On comprend que cette "septième fonction" soit convoitée par toute la classe politique (le roman se situe pendant la campagne de l'élection présidentielle de 1981) et des puissances étrangères. Comme dans un thriller, il y a des courses-poursuites, des agents du KGB, de mystérieux Japonais.

Prix Interallié 2015 (4/4)

Présentation :

A Bologne, il couche avec Bianca dans un amphithéâtre du XVIIe et il échappe à un attentat à la bombe. Ici, il manque de se faire poignarder dans une bibliothèque de nuit par un philosophe du langage et il assiste à une scène de levrette plus ou moins mythologique sur une photocopieuse. Il a rencontré Giscard à l’Elysée, a croisé Foucault dans un sauna gay, a participé à une poursuite en voiture à l’issue de laquelle il a échappé à une tentative d’assassinat, a vu un homme en tuer un autre avec un parapluie empoisonné, a découvert une société secrète où on coupe les doigts des perdants, a traversé l’Atlantique pour récupérer un mystérieux document. Il a vécu en quelques mois plus d’événements extraordinaires qu’il aurait pensé en vivre durant toute sa vie. Simon sait reconnaître du romanesque quand il en rencontre. Il repense aux surnuméraires d’Umberto Eco. Il tire sur le joint. »

Le point de départ de ce roman est la mort de Roland Barthes, renversé par une camionnette de blanchisserie le 25 février 1980. L'hypothèse est qu'il s'agit d'un assassinat. Dans les milieux intellectuels et politiques de l'époque, tout le monde est suspect...

Publié dans L'info du jour

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