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Samedi 14 mars 2009 6 14 /03 /Mars /2009 00:32

livre_livres_a_lire_les_chemins_d_avalon_T1.jpgSolen et son frère Colin se sont enfuis de l’orphelinat et ont trouvé refuge dans une maison qui semble abandonnée. Pour pouvoir subvenir à leurs besoins, Colin va chercher du travail sur les quais. Il se fait embaucher comme docker, juste pour la nuit et grâce à lui, toute l’équipe va avoir une prime.

En rangeant un chargement qu’on lui a confié, il entend des bruits provenant d’une caisse et décide de l’ouvrir.  Il découvre alors qu’elle contient des petites fées. Sous le choc, il se renseigne pour savoir quelle est la destination finale de ces caisses et apprend qu’elles doivent être envoyées sur une île, celle de Lord Lumbley, un personnage peu sympathique. De retour dans le vieux manoir, il parle de sa découverte à sa sœur et ils décident d’aller les délivrer. Malgré le mauvais temps, ils arrivent sur l’île mais ne sont pas au bout de leurs surprises ….


Pendant ce temps, un cadavre est retrouvé dans les ruelles du village. Et ce n’est pas le premier ! C’est pourquoi Adam, un inspecteur venu de Londres est chargé de mener l’enquête. Les trois cadavres retrouvés ont deux choses en commun : ils étaient brûlés de l’intérieur mais n’avaient aucune blessure apparente et leurs yeux avaient été remplacés par des pierres d’obsidiennes.
Adam empêtré dans ses propres problèmes, arrivera-t-il à échapper aux attaques des trolls et à résoudre cette affaire ? Et qu’adviendra-t-il de Solen et Colin ?


Il y a deux histoires dans l’histoire, peut être sont-elles liées, mais il est trop tôt pour le dire. L’éventail des couleurs sombres utilisées ainsi qu’une touche de surnaturel en provenance directe des légendes celtes amplifient l’atmosphère de mystère qui règne dans ce tome. Nos jeunes héros sont bien sympathiques et attachants  mais surtout sans peur. Adam lui est un peu pathétique mais on ne peut pas lui en vouloir car il a apparemment beaucoup souffert et a du mal à s’en remettre.

Par Françoise BACHELET - Publié dans : BD/Manga - Communauté : Chronique de nos lectures
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Vendredi 13 mars 2009 5 13 /03 /Mars /2009 04:46

Invité du Salon du livre de Paris 2009, le Mexique est un pays de grande tradition littéraire, où la recherche d'une identité nationale et les zones obscures de la vie politique ont inspiré plusieurs générations d'écrivains.

 

Ecrite dans la langue des conquérants espagnols, la littérature mexicaine s'est très tôt située dans le rapport au pouvoir et questionne, critique, dénonce une société souvent violente et corrompue, au contact immédiat des Etats-Unis et de la culture nord-américaine. 


Au tout début, il y a les écrits des religieux, comme ceux de l'Espagnol Bartolomé de Las Casas (1474-1566) qui dénonce dans des ouvrages virulents l'oppression brutale des indiens par les conquérants, ou les poèmes de Juana Inès de la Cruz (1651-1695). Mais la littérature moderne du Mexique naît avec l'indépendance (1821) et la Révolution (1910-1920). 


Il faut pourtant attendre les années 1950 et l'apparition de deux géants des lettres mexicaines, Carlos Fuentes et Octavio Paz, pour qu'elle atteigne une renommée internationale. Paz, le poète, Prix Nobel en 1990, est décédé en 1998. Mais Fuentes, le romancier, qui sera présent au Salon du livre, reste à 80 ans la référence mexicaine et l'un des grands écrivains contemporains. 


La vie de Carlos Fuentes, auteur ambitieux de "La plus limpide région" (1958) ou plus récemment de "Ce que je crois" (2002), se confond avec celle de son pays. Ecrivain-diplomate, militant infatigable, très marqué à gauche, il écrit, polémique et dénonce les dérives de la société mexicaine depuis plus de 50 ans. 


Une génération d'écrivains s'est engouffrée dans le sillage des deux grands. Avec, parmi les auteurs présents à Paris, Vilma Fuentes ("Des châteaux en enfer"), Enrique Serna ("Quand je serai roi"), ou Josè Agustin ("Des nouvelles du Mexique") qui a représenté dans les années 1970 la génération du rock et de la contestation. Quant à Paco Ignacio Taibo II ("Pancho Villa"), il a donné au roman noir mexicain une stature internationale. 


Le mouvement s'accélère dans les années 1980, avec le durcissement de la société, les abus, les détournements de fonds, et l'évolution politique qui aboutit en 2000 à la défaite électorale du PRI, le parti au pouvoir depuis la révolution. 

"Dans ce concert, des voix émergentes se font entendre; elles portent la détresse d'une génération qui n'a que l'humour et une froide lucidité pour tenter d'affronter une réalité cruelle, qui semble souvent sans espoir", écrit Philippe Ollé-Laprune, auteur d'une anthologie de la littérature mexicaine, dans le magazine Livres Hebdo. 


Une nouvelle littérature est apparue dans le nord du pays, fortement marquée par la proximité des Etats-Unis, la violence des rapports sociaux et le sort des émigrés clandestins. Mais avec ses 23 millions d'habitants, la ville de Mexico elle même reste un thème récurrent du roman mexicain. 


Ancien attaché culturel à Paris, Jorge Volpi, 41 ans, ("Le jardin dévasté") appartient à une jeune génération d'auteurs, "les zapatistes de la littérature mexicaine", qui veulent sortir le roman d'un cadre strictement national. Et Jordi Soler, 46 ans, raconte dans "La dernière heure du dernier jour" les espoirs et désillusions d'immigrés catalans. 
 

Au total, une littérature riche et diverse, en prise avec la société et l'histoire, des rêves de passé aux doutes de l'époque contemporaine. 

Pour plus d'informations sur cette manifestation, cliquez ici  

 



Par AFP/Françoise BACHELET - Publié dans : L'info du jour
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Vendredi 13 mars 2009 5 13 /03 /Mars /2009 04:05

 coeur

 

 

livre_livres_a_lire_dictionnaire_amoureux_rugby.jpgLe "Dictionnaire amoureux du rugby" est un ouvrage assez original, à l’image de son auteur Daniel Herrero, ancienne gloire du "Ercété", le légendaire club de la ville de Toulon.

Ce livre se présente sous forme de répertoire spécialisé, qui contient tous les termes apparentés au rugby, mais aussi les nombreuses anecdotes qui ont permis d’écrire l’Histoire de ce sport. Le jargon du rugby contient bien des mystères et il est difficile de le déchiffrer et de le décoder. Il peut aussi être très surprenant. Le "parler rugby" est en effet peuplé de métaphores de toutes sortes, et certains termes se rapportent à de drôles de champs lexicaux.

Les images les plus fréquentes tournent autour du domaine culinaire (mais est-ce bien étonnant, vu que le rugby se pratique beaucoup dans le Sud-Ouest !) : cuillères, fourchettes, oreilles en chou fleur, poires, marrons et autres châtaignes…sans oublier bien sur le crunch, qui se joue ce dimanche en Angleterre. Mais ce catalogue comporte aussi des définitions très sérieuses : on retrouve nombre de termes techniques, d’explications de phases de jeu, de tactiques et de stratégies.


La patte de l’auteur est unique, car il nous fait voir le rugby à travers les yeux de la passion, et aussi de l’humour. Sur un ton désinvolte, léger, voire même ludique, il nous fait partager son espièglerie et sa malice, en nous présentant, entre autres, les grands joueurs, avec leurs petits défauts, ainsi les équipes qui font la gloire de l’ovalie.  

Grâce à cet humour détonnant, entre deux éclats de rire, on apprend beaucoup de choses sans vraiment s’en rendre compte. Daniel Herrero se paye même le luxe de faire quelques mises en scène littéraires pour raconter certaines histoires, sous forme de petites nouvelles. Celles qui concernent le capitaine, le bénévole et le clocher sont à lire absolument.

A force de se nourrir de cet ouvrage si fidèle à l’esprit du rugby, on sentirait presque l’odeur de l’herbe des pelouses du stade Mayol, d’Ernest Wallon, de Twickenham ou encore de l’Eden Park. Un bon conseil, jetez-vous, tel un deuxième ligne dans un ruck, sur cette mine d’informations, qui vous permettra de devenir incollable sur le sujet tout en vous amusant.

Par Sarah CHELLY - Publié dans : Loisirs/Sports - Communauté : Loisirs & Passions
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