Mercredi 8 février 2012
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Synopsis : 1973. La guerre froide empoisonne toujours les relations
internationales. Les services secrets britanniques sont, comme ceux des autres pays, en alerte maximum. Suite à une mission ratée en Hongrie, le patron du MI6 se retrouve sur la touche avec son
fidèle lieutenant, George Smiley.
Pourtant,
Smiley est bientôt secrètement réengagé sur l’injonction du gouvernement, qui craint que le service n’ait été infiltré par un agent double soviétique. Epaulé par le jeune agent Peter Guillam,
Smiley tente de débusquer la taupe, mais il est bientôt rattrapé par ses anciens liens avec un redoutable espion russe, Karla.
Alors que
l’identité de la taupe reste une énigme, Ricki Tarr, un agent de terrain en mission d’infiltration en Turquie, tombe amoureux d’une femme mariée, Irina, qui prétend posséder des informations
cruciales. Parallèlement, Smiley apprend que son ancien chef a réduit la liste des suspects à cinq noms : l’ambitieux Percy Alleline, Bill Haydon, le charmeur, Roy Bland, qui jusqu’ici, a
toujours fait preuve de loyauté, le très zélé Toby Esterhase… et Smiley lui-même.
Dans un climat
de suspicion, de manipulation et de chasse à l’homme, tous se retrouvent à jouer un jeu dangereux qui peut leur coûter la vie et précipiter le monde dans le chaos. Les réponses se cachent au-delà
des limites de chacun…
Adaptation du
roman best-seller de John le Carré
La Bande Annonce :
Ce qu’en pense John le
Carré :
" Pour avoir beaucoup aimé la série télévisée diffusée il y a trente-deux ans, "Tinker, Tailor, Soldier, Spy", j’avoue avoir manifesté dans un premier temps, une certaine
réticence à l’égard de ce projet de film. À l’époque, le personnage de George Smiley était incarné par Alec Guinness, qui était indissociable du rôle. Comment un autre pouvait-il égaler sa
performance ? Comment Tomas Alfredson, aussi bon réalisateur soit-il, allait-il pouvoir développer une intrigue aussi complexe en seulement deux heures ? La série avait nécessité sept épisodes
!
Je l’avoue,
mes craintes étaient infondées. Comparées aux productions cinématographiques actuelles, les séries de l’époque ressemblaient un peu à de la radio avec des images. Avec La Taupe, Tomas
Alfredson est parvenu, dans un style magnifiquement efficace, à me faire redécouvrir mon propre roman.
Dans la peau du héros, Gary Oldman fait honneur au génie de son prédécesseur, Alec Guinness. Il dégage cette même solitude, ce sentiment d’intériorité, cette souffrance et
cette intelligence qui caractérisaient le personnage de la série ; une certaine idée de l’élégance aussi. Le George Smiley du film monte lentement en pression. Gary Oldman lui apporte une
dangerosité, une rage contenue et une humanité qui masque un profond désespoir. Si j’avais rencontré la version d’Alec Guinness de Smiley, la nuit dans une ruelle sombre, sans doute l’aurais-je
protégé. Mais devant Gary Oldman, je prendrais mes jambes à mon cou !
À mes yeux, le film est une réussite totale. Si les gens me demandent comment j’ai pu trahir la mémoire d’Alec Guinness, je leur répondrais que devant une telle
performance, Alec aurait été le premier à se lever pour applaudir. Selon moi, La Taupe n’est pas le film du livre. C’est une oeuvre à part entière. Je suis très fier que mon roman ait
servi de base de travail à Tomas Alfredson, mais la gloire de ce merveilleux film lui revient entièrement."
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