Partager vos coups de coeur,
faire connaître votre actualité littéraire,
me faire part de vos suggestions
ou pour toutes autres raisons.
contact@livres-a-lire.net
Eddy Weetaltuk, qui a eu une vie un peu hors du
commun, a décidé en 1974 de raconter son histoire dans le but premier d’exprimer des émotions qu’il ne pouvait plus garder pour lui seul mais aussi de laisser un message d’espoir et un témoignage livré à la postérité.
Né en 1932 sur une petite île appelée Strutton Islands au Canada à 30 milles des côtes, au beau milieu de la baie James, Eddy Weetaltuk est un esquimau inuit. Son
identifiant est E9-422. E pour esquimau, 9 pour sa communauté, 422 pour son classement. Façon simple et efficace de recenser les gens.
A l’époque la vie des esquimaux n’avait rien de facile, même s’ils avaient en commun les qualités humaines de
partage et d’entraide ainsi qu’un système de troc. Assez jeune, Eddy comprit qu’être instruit était une bonne chose et allait lui permettre d’espérer avoir une vie moins rude que celle de ses
parents.
A 16 ans, ne pouvant continuer ses études, il se retrouve sur le marché du travail. Son premier emploi sera
l’occasion de rencontrer Franck, Bobby, Billy et Dennis, des Blancs qui se prendront d’amitié pour lui. Et arriveront à le convaincre que l’étape
suivante vers la liberté, c’est de changer d’identité pour ensuite s’enroler dans l’armée. Ou comment Eddy Weetaltuk E9-422 devient Eddy Vital SC 17515, soldat canadien. Mais être soldat veut
aussi dire faire la guerre et le voilà qui part pour la Corée, puis pour l’Allemagne.
De retour au Canada, son contrat arrivant à échéance, il pense à sa reconversion et devient aide cuisinier sur la base militaire de Grande Baleine puis interprète. Plus tard, il reprendra son identité et rejoindra sa communauté. Il passera le reste de sa vie à lutter contre l’alcool et la drogue, fléaux de la jeunesse inuit.
Loin de se poser en victime, Eddy Weetaltuk nous raconte l’histoire d’un homme à la poursuite de ses rêves, d’un homme qui malgré tout a été acteur de sa vie et
s’est senti responsable de ses actes. Cette réalité fait partie du message d’espoir qu’il a voulu transmettre à la jeunesse inuit mais aussi à celle du monde entier. L’autre partie étant qu’il ne
faut pas oublier d’où l’on vient. Ce récit est aussi l’occasion de se pencher sur la nature de l’Homme et sur la valeur des idéaux à prétention universelle, l’auteur passant son temps à être
confronté à des chocs culturels.
Derniers Commentaires