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Février 1888. Buenos
Aires. Sigmundo Salvatrio, fils de cordonnier, fasciné depuis tout petit par les enquêtes et lecteur assidu de La clé du crime, répond par jeu à l’annonce de Renato Craig, célèbre détective et
membre fondateur du Cercle des Douze, club très privé qui réunit les douze plus grands détectives du monde, et réussit sans trop savoir comment à intégrer sa toute nouvelle académie. Après bien
des péripéties, il sera nommé assistant du détective, ce qui représente une formidable promotion vu que le détective jusqu'à présent n'en avait jamais voulu et donc eu.
A la veille de l'inauguration de l'Exposition Universelle de 1889, il est envoyé à Paris pour représenter son
maître malade à la réunion du Cercle des Douze avec pour mission de donner à Victor Arzaky, une canne pour l’exposition dont il est en charge et lui raconter sa dernière
enquête.
Dans le salon au sous sol de l'Hôtel Numance, les discussions entre détectives vont bon train et sont fort
intéressantes jusqu’à ce qu’elles soient un matin perturbées par l’annonce de l’assassinat de Louis Dardon, le détective parisien. L'inspecteur Bazeldin est chargé de l'enquête officielle pendant
que Victor Arzaky se charge de l’enquête officieuse secondé par Sigmundo Salvatrio, nommé assistant pour l’occasion.
Pourtant Sigmundo Salvatrio a l’impression qu’on ne lui confie pas grand chose à faire, serait-ce parce que
son employeur figure sur la liste des suspects ou parce qu’il manque d’expérience ? Quoi qu’il en soit, il est évident que Victor Arzaky n’a pas que des amis et suscite des jalousies au sein même
du club des douze. Alors quelqu’un tenterait-il de le faire accuser à tort ? Sigmundo Salvatrio est bien décidé à découvrir le fin mot de l’histoire.
Ce roman est intéressant pour plusieurs raisons. Tout d’abord pour l’enquête elle-même car les nombreuses
pistes toutes crédibles s'entremêlent avec simplicité et cohérence. Ensuite parce qu’on apprend beaucoup de choses sur le métier de détective, sur les différentes façons dont les uns et les
autres ont réussi à résoudre des enquêtes qu’ils nous racontent d’ailleurs dans les moindres détails et sur le débat qui les anime : la reconstitution d’un puzzle est-elle l’image qui définit le
mieux notre travail ? Et pour finir, parce qu’on apprend aussi des choses sur les préparatifs de l’Exposition Universelle et sur ce qui s’y est passé le jour de son inauguration. De plus, il est
agréable à lire et le suspens, bien géré, reste entier (ou presque) jusqu’à la fin.
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