L'écrivain provençal Pierre Magnan, créateur des "Commissaire Laviolette" et Prix du Quai des Orfèvres en
1978, est décédé samedi après-midi à l'âge de 89 ans dans l’Isère, a indiqué mardi son éditeur à l’AFP confirmant des informations de presse. Le Quotidien La Provence et RTL, qui lui avait attribué un Prix, ont tous deux annoncé le décès de ce fils d’ouvrier,
ami de Jean Giono, révélé au grand public sur le tard- il avait alors 56 ans - avec "Le Sang des Atrides" puis "La Maison assassinée", que George Lautner a porté à l'écran avec Patrick
Bruel, en 1988.
"Pierre Magnan est décédé samedi à 15h00 à Voiron, dans l’Isère, où il résidait avec son épouse depuis
quelques années", a indiqué Marie-Laure Gourmet, éditrice chez Robert-Laffont qui avait publié son
dernier ouvrage en mai 2010, "Elégie pour Laviolette" et qui l’avait connu quand l’auteur était édité chez Denöel.
Né le 19 septembre 1922 à Manosque, il avait quitté le collège à 12 ans pour travailler, jusqu'à 20 ans,
comme typographe dans une imprimerie locale avant de rejoindre le maquis de l’Isère. Immédiatement après guerre, en 1946, il avait publié son premier roman "L’Aube insolite" et n’avait plus cessé
d'écrire, tout en continuant de travailler dans une entreprise de transports frigorifiques.
Nombre des livres de Pierre Magnan ont d’ailleurs donné lieu à des téléfilms avec Julien Guiomar puis
Victor Lanoux dans le rôle de l’inspecteur Laviolette. Resté extrêmement attaché à sa terre
d’origine, il avait publié "Chronique d’un château hanté" en 2008, qui se situe entre Manosque et Forcalquier.
"La
Provence était présente dans tous ses livres" indique Marie-Laure Gourmet, son éditrice, qui se souvient d’un "conteur formidable, extrêmement généreux et très critique avec son travail". "Quand je compare mes
pauvres écrit à ceux de Stendhal, Saint-Simon ou Proust, je suis au rez-de-chaussée quand ils sont au 20e étage", avait-t-il confié à RTL.
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