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Bonjour, tout d'abord, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Je suis un pur produit du pays chti. Né en 1944 à Aniche, dans le Douaisis, je fis mes études à l’Ecole Normale de Douai. Ma carrière professionnelle d’instituteur débuta à Vred, puis à Auberchicourt, enfin dans le Cambrésis où je pris les fonctions de directeur d’école et de secrétaire de mairie jusqu’en 2003.
Comment êtes-vous devenu écrivain ?
J’avais envie d’exprimer des idées, et de raconter d’abord une partie de ma vie professionnelle, que j’estimais riche et fertile en anecdotes qu’il n’était pas question d’oublier. En 2007, sortit en librairie un premier roman, " L'instituteur impertinent ", puis, en 2009, " Signé la grande faucheuse ", roman quasiment loufoque qui raconte les tribulations déjantées de Samantha, la Mortallégorique, personnifiée, sympathique, ont dit certains critiques. Enfin, en juin 2010, j’accouchai de mon troisième bébé, "La messe bleue ", témoignage du papy que je suis, qui voit venir au monde sa petite fille, Lola, atteinte d’une terrible maladie, la MDH, ou maladie de Hirschsprung, maladie très rare de l’intestin.
Parlez-nous de cette maladie.
La MDH ne touche en général que la partie terminale du côlon. On parle de forme longue quand la totalité du côlon est atteinte, et de forme totale quand côlon et grêle ne fonctionnent pas. C’est le cas de Lola. Elle possède un intestin, mais qui ne sert à rien. Elle est actuellement nourrie par perfusion 13 heures par jour, avec une pompe électronique. C’est la nutrition dite parentérale. De plus elle a une poche sur le ventre, une stomie, qui recueille les secrétions de l’estomac, de l’œsophage et de la bouche.
Pourquoi ce titre, " La messe bleue " ?
La première fois que j’ai assisté au branchement de Lola à la pompe, je fus bouleversé. Il se passait quelque chose d’impalpable, de mystique, que j’ai assimilée à une cérémonie. Le soin est effectué par les parents, qui sont formés à l’hôpital pour ça. Il y a un protocole, sorte de rituel, à respecter, des officiants avec des tenues jetables en papier bleu, les parents, un autel, table sur laquelle est scratchée Lola, une atmosphère particulière. La photo de couverture représente ce moment fort, cette messe bleue.
Quel est le sens de votre démarche ?
On peut dire que la maladie de Lola fut l’équivalent d’un tremblement de terre pour le cercle familial. Moi, papy écrivain, je ne pouvais rester là à ne rien faire. J’ai donc écrit, avec l’espoir que Lola puisse plus tard prendre connaissance des faits qui ont marqué sa première année d’existence, autrement que grâce à la mémoire familiale, qui n’est pas fidèle. J’ai voulu aussi, avec mes yeux naïfs de papy, m’extasier devant les progrès de la petiote, constater les difficultés qui sont celles de toute famille confrontée aux soucis causés par la maladie d’un enfant.
Quelle est la forme de votre témoignage ?
C’est celle de l’agenda. Deux à trois chapitres furent écrits, par semaine, sur le mode humoristique, volonté personnelle, car il ne s’agit pas de faire pleurer ni d’inspirer la pitié. Une préface fut rédigée par l’association " La vie par un fil ", d’obédience nationale, dont on peut avec intérêt consulter le site sur Internet. J’ai en même temps construit un blog qui montre des photos, des vidéos, pour permettre aux lecteurs de mettre un visage et des émotions sur l’héroïne du bouquin " La messe bleue " et constater que la dite héroïne est une enfant merveilleuse. L’adresse du blog est la suivante : http://lamessebleue.centerblog.net
Comment peut-on se procurer l’ouvrage ?
L’ouvrage est vendu au prix de 19 euros (moins 5% sur certains sites), sur Internet, en librairie, sur le site de l’éditeur, ATRIA, ou lors de mes séances de dédicaces, qui sont fort nombreuses, dont le calendrier est sur le blog. Les droits d’auteur sont évidemment reversés à Lola.
Merci d'avoir accepté de répondre à ces questions.