Entretien avec Karim Cornali

Publié le par Françoise BACHELET

 

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Bonjour, tout d’abord, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ? 

 

Bonjour, je m’appelle Karim Cornali. Je suis un jeune homme rêveur qui cherche à réaliser ses rêves. Je crois au bonheur sur Terre, aussi éphémère soit-il. Voyager, créer, aimer, voilà tout ce qui m’importe. Je citerais un extrait de « l’Appel sauvage » de Jack London, l’un des derniers livres que j’ai lu : « J’aime mieux être un météore superbe, chacun de mes atomes rayonnant d’un magnifique éclat, plutôt qu’une planète endormie. La fonction de l’homme est de vivre, non d’exister. Je ne gâcherai pas mes jours à tenter de prolonger ma vie. Je veux brûler tout mon temps. » 

 

Vous venez de publier votre premier livre intitulé « Les génies du fleuve Sénégal » aux Editions Artisans-Voyageurs. De quoi parle t-il ?

 

C’est l’histoire d’un jeune homme qui part en Afrique de l’Ouest pour longer un fleuve méconnu : le Sénégal. De ces mille kilomètres à vélo sur les rives de l’eau brune du Sahel, le voyageur nous rapporte une histoire vraie où réalité et féérie, naturel et surnaturel se confondent. Il découvre au fil de rencontres surprenantes la présence d’une force mystérieuse qui semble l’accompagner dans son voyage.

 

Qu’est-ce qui vous a donné envie de partir à l’aventure et d’écrire ce livre ?

 

Je voulais découvrir l’Afrique dont je suis amoureux et me découvrir moi-même, le plus profondément possible. Voyager seul à vélo me donnait toute la liberté nécessaire pour faire de belles rencontres. Il me fallait aussi écrire. Je suis parti pour m’affirmer en tant qu’écrivain.

 

Pourquoi avoir préféré le récit plutôt que le roman pour témoigner de ce que vous avez vécu ?

 

Parce que ce que j’avais vécu me paraissait si extraordinaire que je n’avais pas besoin d’inventer pour le rendre intéressant. La vie avait été généreuse avec moi ; mais si je voulais réussir à écrire un livre, il fallait encore que je reste authentique et que je travaille mon écriture d’arrache-pied.

 

Peut-on aborder votre méthode de travail ?

 

Ca fait penser à du sport de haut niveau. Pour ce livre, à mon retour de voyage, j’ai repris les notes brèves de mon carnet de route et je me suis imposé trois heures d’écriture journalière pour les développer. J’ai fait ça pendant neuf mois environ. Ensuite j’ai passé de nombreuses semaines à me relire, à modifier des passages, à en rajouter et surtout à en supprimer. Ecrire est à la fois un plaisir, mais c’est aussi beaucoup de souffrance. Je ne crois pas au mythe de l’écrivain talentueux qui écrit au fil de la plume et qui ne touche plus à rien. Un écrivain qui dit qu’il retravaille peu ses textes, c’est mauvais signe : il est certainement très mauvais.

 

Quels sont vos projets maintenant ?

 

Je continue d’écrire des poèmes ; j’en publie parfois dans des revues littéraires. J’ai plusieurs recueils en cours. Sinon je viens de commencer le récit d’un voyage que j’ai fait avec ma compagne, il ya quelques mois, en Guyane, le long du fleuve Maroni. On a fait du stop en pirogue pour descendre jusque chez les indiens Wayanas. Normalement, il faut une autorisation officielle de la préfecture de Cayenne pour aller en pays Amérindien. Nous étions hors-la-loi (sans que ça gêne nos hôtes). Une histoire à suivre…    

 

Je vous remercie d’avoir répondu à nos questions. Je vous souhaite bonne continuation dans vos travaux d’écriture et bon vent pour de nombreux futurs voyages.    

 

A noter également que Karim Cornali sera en dédicace au Salon du livre de Paris, du 16 au 19 mars 2012  au Stand Pays de Loire - Artisans voyageurs Editions.

 

Pour en savoir plus sur son livre    

Pour suivre son actualité sur son blog  

Publié dans Interview

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