Pour partager vos coups de coeur,
faire connaître votre actualité littéraire,
faire part de vos suggestions
ou pour toutes autres
raisons.
contact@livres-a-lire.net
Le Prix des Deux Magots a été décerné mardi à Michel Crépu pour "Le souvenir du monde" (Grasset), brillant essai dans lequel l'auteur fait revivre Chateaubriand. Le lauréat a obtenu 7 voix, au deuxième tour, contre 6 à Stéphane Hoffmann pour "Les autos tamponneuses" (Albin Michel), indiquent les organisateurs. Sylvain Tesson figurait également dans la sélection du jury avec "Dans les forêts de Sibérie" (Gallimard).
Le jury était composé de : Jean-Paul Caracalla, Président du jury, Jean Chalon, Marie-Laure Delorme, Adrien Goetz, Pierre Kyria, Marc Lambron, Gilles Lapouge, Eric Neuhoff, Eric ollivier, Anne Pons, Jean-Marie Rouart de l’Académie française.
Depuis 1933, le Prix des Deux Magots, du nom du célèbre café-restaurant de Saint-Germain des Prés, ouvre l'année littéraire avec un palmarès qui a récompensé au fil des ans des auteurs très divers, de Raymond Queneau, le premier lauréat ("Le chiendent"), à Jean-Claude Pirotte en 2006 ("Une adolescence en Gueldre") en passant par Olivier Séchan, Antoine Blondin ou Fernand Pouillon.
"Il en va aujourd’hui de l’auteur d’Atala comme de l’Afrique au temps de la Croisière Noire : une terra incognita. en un
sens, son voeu cabot de finir oublié a été à demi exaucé. Tandis que son fantôme hante encore certaines nuits scolaires, sa musique essentielle demeure inaudible. Or c’est elle, bien entendu,
qu’il nous importe de faire entendre".
Peignant avec humour et érudition ce "jean-foutre qui avait raison sur les choses graves", Michel Crépu nous donne, outre le portrait de Chateaubriand, royaliste scandaleux, auteur des Mémoires d’outre-tombe, amant de Juliette Récamier, écrivain méconnu à force d’être caricaturé en romantique, la chronique d’une époque qui vacille. De la pourpre consulaire aux chambres de jeunes filles, du christianisme heureux à Bonaparte, d’une veillée à Combourg au château de Prague, Michel Crépu ressuscite un Chateaubriand autre, moderne et complexe.
Derniers Commentaires