Le Prix du Roman Fnac 2013 décerné Julie Bonnie pour Chambre 2

Publié le par Françoise BACHELET

A l’issue de la soirée de remise de prix du 29 août au Théâtre du Chatelet, le 12ème Prix du Roman Fnac a été attribué à Julie Bonnie pour "Chambre 2", publié aux éditions Belfond. Ce prix ouvre le bal des prix littéraires.

La Fnac organise, depuis 2002, le Prix du Roman Fnac qui réunit un jury composé de 400 adhérents et de 400 libraires de la Fnac. Ce jury est plongé, depuis fin mai, dans la lecture des romans de la Rentrée sur épreuves. Ces derniers émettent un jugement sans aucune influence de critiques ou commentaires. A l’image de cette Rentrée littéraire, la sélection des 30 œuvres choisies par le jury comporte de nombreux premiers romans. Et c’est parmi cette liste que le jury a élu le 12ème Prix du Roman Fnac.

 

livre livres a lire chambre 2 La naissance : le plus beau moment de la vie et pourtant... Lorsqu'elle ouvre les chambres de la maternité où elle travaille comme puéricultrice, Béatrice doute de l'existence qu'elle a choisie. Travailler en maternité : du bonheur à l'état pur ? Pas tout à fait. Manque de temps, hiérarchie, commérages, discours hospitalier fragilisent Béatrice, auxiliaire de puériculture hypersensible, confrontée toute la journée à un tsunami d'émotions. À mesure qu'elle ouvre les chambres sur telle patiente assignée à résidence, tel pédiatre acariâtre, tel déni de grossesse, telle femme en morceaux ou telle mère épanouie s'ouvrent les portes de sa mémoire. Et apparaît le théâtre fantôme de son existence passée : celle d'une danseuse nue s'épanouissant sur les routes dans la lumière des projecteurs et dans le regard des autres, au son de violons à la musique tenace. Ainsi réapparaissent Gabor, Paolo, Pierre le bleu et Pierre le rouge, tous les compagnons d'une vie à laquelle Béatrice a renoncé pour devenir normale. Une vie à fleur de peau, charnelle, qui résonne étrangement avec l'expérience singulière de chacune des femmes des chambres 2, 4 ou encore 7. Jusqu'à ce que Béatrice ne puisse plus se satisfaire d'un corps enfermé dans une blouse. Un hommage poignant au corps des femmes, à l'enfantement, à la nudité, et qui orchestre avec virtuosité toute la gamme des émotions et initiations que nous impose la vie.

 

 

Ce qu’en pense Mickaël :

Si la biologie n’est pas toujours très ragoûtante, la romancière Julie Bonnie ambitionne d'écrire la vérité de l’accouchement tel que vécu, subit, avec la volonté de réhabiliter les femmes conditionnées, biberonnées à l’image d’Epinal de la grossesse épanouissante et de la délivrance dans son symbole romantique et édulcoré. Elle dénonce le mensonge séculaire qui condamne les femmes à imiter les codes de bonne conduite de la parfaite maman, élaborés depuis que femme est mère. 

En partant du constat que non, grossesses et accouchements ne sont pas une partie de plaisir, Julie Bonnie entreprend un travail de déculpabilisation et donne la parole à toutes ces femmes qui tombent des nues en découvrant qu’avoir un enfant ce n'est pas ce qu’on leur a vendu -  de quoi vraiment crier à la publicité mensongère. Si elle ne dresse pas un portrait flatteur c’est pour mieux mettre en avant leur humanité plutôt que le rôle qu’on leur a toujours attribué (Lire la suite )

 

Publié dans L'info du jour

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