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Né à Paris le 20
avril 1808, mort à Chislehurst dans le Kent le 9 janvier 1873, Charles Louis Napoléon, futur Napoléon III, neveu de Napoléon Ier, troisième fils de Louis Bonaparte et de Hortense de Beauharnais
elle même née du premier mariage de l'impératrice Joséphine, mal aimé car méconnu, victime
exemplaire du politiquement correct historique, méritait une autre image que celle que la postérité nous a laissée.
Christian Estrosi Ministre chargé de l'Industrie, président de Nice Côte-d'Azur et maire de Nice et Raoul Mille écrivain et conseiller municipal délégué à la culture de la ville de Nice sont entrés dans l'intimité du dernier empereur, pour découvrir l'homme, ses oeuvres, ses rêves et ses contradictions. Personnage d'une richesse insoupçonnée : humaniste, pragmatique, visionnaire, il a été un véritable pionnier dans le domaine de l'industrie et a marqué la vie sociale de son empreinte avec ses innovations.
Napoléon III, l’homme du rattachement du comté de Nice à la France en 1860, est aussi l’homme des aciéries, des fonderies, l’instaurateur du droit de grève, de l’école laïque et gratuite, l’inventeur de la banque moderne, du crédit populaire et du crédit immobilier, le protecteur de Pasteur, le créateur des sociétés de secours mutuel comme la caisse de retraite pour la vieillesse, le précurseur des restaurant du cœur avec la création des fourneaux économiques, etc.
On lui doit également la révolution haussmannienne à Paris, mais aussi à Marseille, Nice, Bordeaux, le développement du réseau ferroviaire (3 000 km en 1852, 18 000 km en 1870) et fluviale avec pour conséquence l’instauration du commerce maritime au départ de Marseille vers l’Afrique, Le levant, le Sénégal, l’Amérique du sud, l’Océanie, le Japon, et du Havre vers les Etats-Unis. Sans oublier, le tourisme estival avec la création de la ville de Deauville.
Il a connu l'exil toute sa jeunesse, l'aventure en compagnie des Carbonari, la prison de Ham (six longues années) après un coup d’Etat raté, la conquête du pouvoir, puis la débâcle dans la boue et le sang de la guerre de Sedan (1870), qu’il n’a pas voulu et au cours de laquelle il s’est rendu pour sauvé la vie de 100 000 soldats.
Ni les fastes, ni les bals, ni les passions ne sont oubliés, mais c'est un nouveau visage de Napoléon III, résolument moderne, qui se détache de ce livre, fervente réhabilitation d'un homme généreux et novateur dans un XIXe siècle qui a préparé, grâce à lui, le nôtre. Le roman de Napoléon III se veut le miroir révélateur d’un homme et d’une époque.
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