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Michel Meyer dans son dernier livre "La femme océan" nous fait découvrir un personnage hors du commun, en avance sur son temps
et dont le mot qui la définie le mieux est "liberté".
Née le 12 février 1861 à Saint Petersbourg, Louise Andreas Von Salomé passe une enfance heureuse avec son père Gustav, général, sa mère Louise et ses cinq frères. Adolescente polyglotte et intellectuellement précoce, elle lit Spinoza et Kant et a une soif incroyable de connaissance du monde et d’indépendance.
En 1880, elle part à Zurich en Suisse, entre à l’université où elle suit des cours de logique, d’histoire des religions et de métaphysique et commence à écrire. En 1881, elle rencontre lors d’un voyage à Rome avec sa mère chez une de ses amies, Friedrich Nietzsche et Paul Rée, un philosophe juif, qui tombent tous deux amoureux d’elle. Elle refusera les avances de Nietzsche et vivra quelques temps avec Paul Rée avant d’épouser en 1887 Friedrich Carl Andreas, mariage qui ne sera jamais consommé.
En 1893, elle part seule à Paris et entame une série de voyage. En 1897, elle rencontre le poète Rainer Maria Rilke, son cadet de quatorze ans, avec lequel elle aura une relation amoureuse devenant tout à la fois, son amante, sa mère, sa muse. Après leur rupture, ils resteront amis. En 1901, elle retourne chez son mari et participe activement à la vie intellectuelle à Berlin. En 1911, c’est la rencontre avec Sigmund Freud lors du Troisième Congrès International de psychanalyse et la découverte de cette discipline. Elle se lie d’amitié avec lui, devient elle-même analyste et participe à l’établissement des principaux concepts de ce dernier. Le 5 janvier 1937, elle meurt dans son lit.
Il est vrai que Lou Andreas Von Salomé était d’une beauté incroyable et c’est ce qui lui valut d’être considérée comme une séductrice et classée dans la catégorie des égéries parce qu’elle a marqué les plus grands esprits de son époque, avec qui, on a tendance à l’oublier, elle traitait d’égal à égal. Mais elle fut surtout une femme de lettres cosmopolite, dont l’œuvre reste méconnue et dans laquelle on trouve des romans (Ruth, Enfant des hommes, Rodinka), des essais sur Nietzsche, sur Léon Tolstoï, sur Rilke, sur la psychanalyse, sur le féminisme, des poèmes dramatiques, des histoires pour enfants, une autobiographie qu'elle a voulue posthume (Ma vie), une très importante correspondance ainsi que de nombreux articles de presse et une femme moderne, dans ses mœurs et sa façon de vivre, en avance sur son temps mais qui ne sera pas une exception puisque quelques années plus tard, d’autres femmes en feront autant , comme parmi les plus célèbres, Simone de Beauvoir et Françoise Sagan.
Je remercie Michel Meyer pour avoir écrit ce livre ! J’ai fait ici une merveilleuse découverte, celle d’une femme trop peu connue et qui pourtant mérite de l’être !
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