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USA. Mardi 11 septembre 2001, quatre avions sont détournés par des
pirates de l’air. Deux sont projetés sur les tours jumelles du World Trade Center (WTC) à Manhattan (New York), provoquant leur effondrement, le
troisième est projeté sur le Pentagone, siège du Département de la Défense, à Washington, D.C., le quatrième, volant en direction de Washington, s' écrase en rase campagne à Shanksville, en
Pennsylvanie, après que des passagers et membres d'équipage aient essayé d'en reprendre le contrôle. Le bilan est lourd : plusieurs milliers de
blessés, 2995 morts dont 343 pompiers et 60 policiers de New York, ainsi que les 19 terroristes.
Voilà pour les faits ! Le monde entier est en état de choc, on cherche à comprendre ce qui vient de se passer et alors là tout et n’importe quoi commence à être dit. Jusqu’à la publication le 22 juillet 2004, du rapport de la Commission nationale sur les attaques terroristes contre les Etats-Unis (créée en 2002 pour expliquer comment ces attentats ont pu se produire et pour éviter que cela ne se reproduise) qui établit la responsabilité du réseau Al-Qaïda dont le commanditaire était Oussama ben Laden. Soit, mais malgré ces affirmations, bien des questions subsistent. Et d’autant plus que plusieurs membres de la commission ont révélés avoir de sérieux doutes concernant leurs conclusions. John Farmer l’avocat-conseil de la commission a même déclaré dans son livre The Ground Truth: The Untold Story of America Under Attack on 9/11 : " À un certain niveau du gouvernement, à un certain moment donné… il y a eu une entente pour ne pas révéler la vérité à propos de ce qui s’était passé… J’ai été choqué de voir la différence entre la vérité et la manière dont elle a été décrite." …
Dix ans après ces terribles événements et alors que l’ennemi public n°1 Oussama ben Laden a été abattu le 1er mai 2011 d’une balle dans la tête, réduisant à néant l’espoir d’un procès au cours duquel des réponses auraient pu être données, Richard Labévière, observateur français qualifié des Proche et Moyen-Orient, ancien grand reporter à la Télévision suisse romande (TSR), ancien rédacteur en chef à Radio France Internationale (RFI) et ancien rédacteur en chef de Défense (Institut des hautes études de défense nationale), publie un ouvrage, résultat de 20 ans d’enquête sur les filières d’Al-Qaïda, ses alliés et ses sources de financement, dans lequel il entend apporter quelques éléments de réponses aux mythologies et énigmes toujours imparfaitement résolues quant aux commanditaires, aux exécutants et aux conséquences de ces actes terroristes qui ont défrayé la chronique mondiale parce qu’ils attentaient à la toute-puissance des Etats-Unis.
Pour mieux comprendre les mobiles, le déroulement et les conséquences du 11 septembre 2001, il braque le projecteur sur 11 mythologies liées à ces événements, chacune faisant l’objet d’un chapitre, à savoir : "Le poids du passé", "Le rôle de l’Arabie saoudite et des Etats-Unis", " Le syndrome de Pearl Harbor", "La vraie personnalité de Ben Laden", "Les dollars de la terreur", "La vérité sur AI-Qaïda", "La guerre globale contre la terreur", "Le soi-disant choc des civilisations", "La mort à géométrie variable", "Les menaces de demain" et "Leurs conséquences en France".
Ce livre décortique pour nous cette étrange relation qu’entretenaient les Etats-Unis avec Oussama ben Laden et met en exergue leur incapacité à maîtriser ce personnage qu’ils ont tant contribué à créer au travers de leur alliance stratégique avec l’Arabie saoudite, qui a fini par leur échapper en 1990 au moment de la première guerre du Golfe ( "Notre pays est devenu une colonie des Américains " déclarera-t-il ) et qu’ils ont ensuite transformé en "ennemi public numéro 1". Il nous met aussi en garde sur ce qui se joue aujourd’hui dans le monde arabo-islamique, dans ce contexte nouveau crée par les "Printemps arabes", l’échec de l’islam-politique n’allant pas forcement de pair avec la disparition physique d’Oussama ben Laden et l’attentat meurtrier commis le 28 avril 2011 sur la place Jemaa-el-fna, en plein centre de Marrakech pouvant avoir valeur de rappel à l’ordre.
Un livre-boussole pour comprendre hier et anticiper un avenir. Qui, tant que les Etats-Unis continueront derrière la scène de jouer la carte des Frères musulmans, comme ils l’ont toujours fait depuis la signature, à la fin de la deuxième guerre mondiale, du Pacte du Quincy avec la monarchie des Saoud, est loin d’être rose, qu’on se le dise ….
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