L’action de ce roman se passe dans le Portugal des années trente, pendant la dictature de Salazar. Manuel Louveadus revient du
Brésil où il a été chercheur d’or, et retrouve après dix ans d’absence sa femme Filomena et ses enfants. Mais l’heure est grave dans
le village, car le gouvernement a décidé de reboiser les terres de la serra, privant ainsi les paysans de la région de leur outil de travail et de leur terre, libre et ouverte à tous.
Pourtant, la nouvelle politique sylvicole ne se soucie guère des coutumes : sans titre de propriété officiel, ces petites gens n’auront aucun droit. Mais c’est sans compter sur le courage et l’acharnement de ces villageois qui vont déclencher une révolte et se battre jusqu’au bout, pour sauver ce patrimoine et ces terres et refuser de céder sous la pression du gouvernement. Emmenés par Manuel Louveadus, les opposants à cette politique vont donc se rebeller, et s’insurger contre l’injustice dont ils sont victimes.
Ce roman, grand classique de la littérature portugaise, rappelle les heures noires subies par ce pays sous la dictature de Salazar. Pour conserver leur terre, ce bien si précieux et lutter contre la politique agricole qui est mise en place, les rebelles payeront les conséquences, mais garderont jusqu’au bout la dignité de ces personnes qui font passer l’honneur avant tout.
De leur rapport très fort à la serra, ils tirent les ressources nécessaires pour parachever une lutte dans laquelle les plus puissants semblent pourtant avoir l’avantage. Car de cette terre ils tirent leur identité, leur lien à leur pays, leur village. Et cette appartenance, que l’auteur nous fait ressentir à chaque instant, est bel et bien le moteur de cette révolte que les protagonistes mèneront malgré tous les obstacles qui se dresseront sur leur chemin.
Ce roman, paru en 1958, alors même que la dictature de Salazar était encore en place, a valu à son auteur d’être traduit devant les tribunaux
par le gouvernement de l’époque. Peut être parce qu’il dénonçait certaines vérités, notamment celle de la répression des opposants au régime, mais aussi parce qu’il a fait s’élever les voix des
minorités.
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La "Chambre 207 " se situe à Hillbrow, le
quartier le plus mal famé de Johannesburg. Dans cette chambre, au milieu des vieux objets de pacotille et des rats qui envahissent la petite pièce vétuste, vivent six hommes, six compagnons
d’infortune : Matome, Modishi, Malamo, D’Nice, Zulu-Boy et notre narrateur.
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